mardi 15 mars 2011

Culture shock

Je suis franco-japonaise et j'habite à Paris.
Me voici tiraillée entre le stoïcisme japonais et le nombrilisme français.
On a pas encore fini de rechercher et peut-être de sauver les victimes du tremblement de terre et du tsunami que la catastrophe nucléaire approche.
Des hommes se battent et mettent en danger leur vie autour de la centrale et sur place pour sauver les autres.
J'ai aussi la moitié de ma famille là-bas.
Que faire? Être solidaire et rester à Tokyo par respect pour avec ceux qui se battent ou s'enfuir vers le sud pour prendre le moins de radiations?
Par égoïsme mais aussi par pragmatisme, je demande à mon oncle avec la famille de rejoindre une partie de sa famille à Kyushu.
Il ne veut pas, m'assure que tout va bien et que ce n'est pas comme ça qu'on pense au Japon.

Quelle que soit l'issue de ce drame, le Japon a et aura besoin d'aide.

I'm french-japanese and I live in Paris.
Here I am torn between the japanese stoïcism and the french navel gazing.
We haven't finished yet to look for and maybe save the victims of the earthquake and the tsunami that nuclear disaster is approaching.
Men are fighting and putting their life in danger around the power plant and there to save the others.
I also have half of my family over there.
What to do? To be soldiery and stay in Tokyo by respect for those who are fighting or run away towards South to take the less possible radiations?
By selfishness but also by pragmatism, I ask my uncle with the family to get to a part of his family in Kyushu.
He doesn't want to, tells me everything is allright and that's not the way Japanese people think.

No matter how it will end, Japan needs and will need help.

Juliette

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