samedi 28 avril 2012

Rencontre avec un liquidateur de Fukushima : « C’est l’enfer »

souce Rue89 Planète http://www.rue89.com/comment/3039072



Des travailleurs dans le centre d’urgence de la centrale Fukushima Daiichi, le 28 février 2012 (Kimimasa Mayama/Reuters)
Rares sont les employés de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi à parler de leur mission à haut risque. Un volontaire a accepté de témoigner. Un kamikaze de l’atome fier d’aider son pays.
(De retour d’Iwaki)
« Je crois que mon chef nous a vus ensemble ! Il faut sortir du magasin. »
Takehiro – le prénom a été changé – est pris d’une montée de stress en plein rayon surgelés du FamilyMart d’Iwaki, une ville située à une quarantaine de kilomètres de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi.
Ce Japonais de 48 ans vient d’apercevoir le patron de son entreprise.
« S’il se rend compte que je suis avec un journaliste, je vais avoir de gros problèmes. »
Takehiro n’est pas autorisé par sa boîte à parler aux médias. Il a néanmoins accepté de mettre en danger sa nouvelle « carrière » pour évoquer ses conditions de travail.

Plus de 3 000 liquidateurs au casse-pipe

Prendre des risques est devenu une routine pour Takehiro. Il travaille sur le site ultracontaminé de la centrale dévastée par le tsunami, le 11 mars 2011. Cet homme est un liquidateur, un terme utilisé depuis Tchernobyl pour désigner le personnel envoyé au casse-pipe après un accident nucléaire. Ils sont plus de 3 000 à intervenir comme lui quotidiennement pour décontaminer la centrale ou refroidir les réacteurs.
Depuis le mois de mai, il participe à la construction des cuves : près de 1 000 d’entre elles contiennent déjà 100 millions de litres d’eau très radioactive. De l’eau utilisée pour refroidir les réacteurs. L’employé ne veut pas donner de détails sur sa tâche. Si ce n’est qu’il travaille hors du bâtiment de la centrale.
« Mais j’aimerais être à l’intérieur. Je m’y sentirais encore plus utile. Peut-être parce que je suis un peu kamikaze. »
Takehiro veut être au cœur de la « bête ». Comme si trimer dans un milieu contaminé jusqu’à 13 microsieverts par heure (µSv/h), c’est-à-dire 113,9 millisieverts par an (mSv/an) – plus de cent fois le niveau annuel de radioactivité toléré pour la population au niveau international –, ne lui suffisait pas.
« Je sais que c’est hyper radioactif. Parfois, j’ai encore peur. C’était surtout le cas au début. Maintenant, le danger fait partie de ma vie. Peut-être que dans cinq à dix ans je sentirai les effets. »

« Ils s’évanouissent tellement il fait chaud »

D’ici là, il aura déjà quitté la centrale. Un liquidateur ne fait pas de vieux os sur un site aussi irradié. En mars 2011, Tepco, propriétaire de Fukushima Daiichi, a relevé le plafond de la limite d’exposition de 20 mSv/an à 250 mSv/an afin de pouvoir réquisitionner plus longtemps les liquidateurs. Takehiro ne semble visiblement pas au courant.
« Je travaille pour le sous-traitant d’une entreprise partenaire de Tepco. La limite est de 30 mSv. Au-delà, on ne peut plus venir travailler. »
L’employé a encore de la marge, puisqu’il a encaissé pour l’instant 20mSv en moins d’un an.
L’homme est pourtant mis à rude contribution. Engagé en mai 2011, il a travaillé tous les jours durant les quatre premiers mois. Pas une matinée ou un après-midi de repos durant cette phase d’urgence. Depuis septembre, il a droit à six jours par mois. Les vacances ? Un concept abstrait pour lui. Son contrat ne le mentionne pas. En moyenne, il ne sue pas plus de trois heures par jour afin d’éviter une trop longue exposition à la radioactivité. Bien assez au vu des conditions de travail dantesques. En particulier en été, quand la température peut frôler les 40°C.
« A cause de la combinaison, on transpire énormément. Des travailleurs s’évanouissent tellement il fait chaud. C’est l’enfer. »
Et pas question de boire ou de manger pendant le service : l’entreprise le leur interdit. Takehiro s’en moque :
« J’enlève parfois mon masque pour fumer ou pour boire une bouteille d’eau en cachette. C’est dangereux, mais je ne peux pas attendre la fin du travail. Si Tepco sait cela, je suis viré. »

De l’eau radioactive qui fuit dans le Pacifique

Des failles dans la sécurité, Takehiro en observe souvent. Parfois, l’eau hautement radioactive fuit dans le Pacifique ou s’échappe d’une cuve.
« Un jour, l’eau a même jailli du réservoir. Mieux vaut ne pas se trouver à proximité. Normalement, l’alarme nous prévient. Mais il arrive qu’elle ne fonctionne pas. »
Au 31 janvier 2012, sur les quelque 20 000 personnes qui sont intervenus sur le site, 167 ont déjà été gravement irradiées (plus de 100 mSv). Six autres employés sont décédés, mais Tepco a affirmé que ces décès n’étaient pas liés à la radioactivité. « J’ai aussi entendu des histoires de travailleurs qui ont vu le nombre de leurs globules blancs chuter », ajoute Takehiro.
Pas de quoi le décourager pour autant. Même pas son salaire de la peur : 18 000 yens par jour seulement (167 euros). Sans prime de risque, bien sûr. Ceux qui ne sont pas qualifiés gagnent à peine 8 000 yens (74 euros).
« Je m’en fiche, je ne travaille pas pour l’argent. Je suis heureux de faire ce boulot. »

« Etre un héros de films américains »

Et il en est fier en plus. Lui qui s’est porté volontaire pour cette mission quasi suicidaire... Lui qui menait une vie peinard de chauffeur de camion sur l’île de Kyushu, au sud de l’archipel. Jusqu’à ce que le tsunami détruise la centrale.
« Quand j’ai vu ça à la télé, je me suis dit que le pays allait sombrer dans le chaos. Il fallait que je fasse quelque chose pour le Japon. C’est à notre génération de faire cela. Pas aux jeunes. »
Takehiro le patriote surfe alors sur les sites internet pour débusquer les appels aux volontaires. Il décroche un emploi dans une petite entreprise de construction. Divorcé – il a un fils à Tokyo –, il emménage en mai 2011 près d’Iwaki et se met illico à la tâche. Avec un sens du sacrifice propre aux Japonais :
« Je suis prêt à donner ma vie pour mon pays. Je pense que ce qui se passe ici, c’est comme une guerre. Fukushima Daiichi c’est notre champ de bataille... »
Une bataille loin d’être gagnée par l’armée de l’ombre de Tepco, qui se donne quarante ans pour assainir la centrale.
« Je suis d’une génération de Japonais qui aimerait être un héros de films américains. »
Et qui sont aussi prêts à mourir en héros ?

vendredi 20 avril 2012

Nucléaire : EDF sous pression après l'incident inédit de Penly


Nucléaire : EDF sous pression après l\'incident inédit de Penly



Cumulant une fuite d'huile, un incendie et une fuite d'eau radioactive, l'incident qui a eu lieu le 5 avril sur la centrale nucléaire de Penly est une première en France.





EDF pourrait devoir attendre trois mois avant de redémarrer le réacteur n° 2 de la centrale de Penly (Seine-Maritime), qui a fait l'objet d'un incident inédit sur le parc nucléaire français. Le 5 avril, vers midi, les pompiers sont intervenus pour éteindre deux départs de feu dans le bâtiment réacteur, le lieu le plus sensible d'une centrale. Dans la soirée, l'électricien a mis en place son « plan d'urgence interne » à la suite d'une fuite d'eau radioactive dans le circuit primaire. Tout est rentré dans l'ordre dans la nuit, mais EDF semble avoir évité de peu un accident nucléaire plus grave. Un an après Fukushima, l'électricien tricolore marche sur des oeufs.
« Est-ce qu'un événement identique s'est déjà produit en France ? La réponse est non, admet Simon Huffeteau, chef de la division de Caen de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Il n'y a jamais eu un événement cumulant un incendie, l'arrêt du réacteur et une rupture de joint sur la pompe primaire. » Le gendarme de l'atome a provisoirement classé l'événement au niveau 1 sur l'échelle internationale des accidents nucléaires, qui va jusqu'à 7 (Fukushima). Il a donné deux mois à EDF pour faire un compte rendu sur cet «  événement  significatif ».
Quatre anomalies se sont produites dans le circuit primaire de Penly 2. Premièrement, la fuite du réservoir d'huile d'une pompe servant au refroidissement du réacteur. Entre 500 et 1.000 litres d'huile se sont échappés. C'est la première fois qu'une telle fuite a lieu dans le bâtiment réacteur d'une centrale française. Deuxième anomalie : deux flaques d'huile ont commencé à brûler, avant que les pompiers n'interviennent. Selon Dominique Minière, directeur de la production nucléaire chez EDF, un départ de feu dans un bâtiment réacteur peut arriver. « Il y en a eu 4 entre 2000 et 2010 », dit-il, sans minimiser l'incident.
Troisième problème : la dégradation d'un joint de la pompe, conduisant à une fuite d'eau avec un débit de 2.300 mètres cubes par heure au sein du circuit primaire. La centrale de Penly avait déjà connu une fuite de ce genre en 2008. « Mais l'eau ne s'est pas répandue dans le bâtiment réacteur » souligne Thierry Charles, directeur de la sûreté à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. Environ 1 mètre cube d'eau a été collecté dans un circuit prévu à cet effet. Les choses auraient pu se gâter si un deuxième, voire un troisième joint avait lâché. La pompe aurait alors rompu et des milliers de mètres cubes d'eau radioactive se seraient échappés dans le bâtiment.
Ce scénario noir ne s'est pas produit, mais tout ne s'est pas passé comme prévu pour autant. C'est la quatrième anomalie : deux vannes censées canaliser les fuites du circuit primaire se sont refermées de manière inattendue. « Si cela avait duré beaucoup plus longtemps, il y aurait sans doute eu des difficultés » , reconnaît Simon Huffeteau.
Reste à expertiser cet enchaînement sans précédent. EDF devra d'abord ouvrir la cuve et décharger les assemblages de combustibles. « Ce sera plus long qu'une simple intervention sur un joint et durera quelques semaines » admet Dominique Minière. L'intervention devra peut-être attendre les prochains travaux de maintenance, prévus début juin. Il n'est pas impossible qu'au total l'arrêt dure trois mois. Un manque à gagner en production de plus de 100 millions d'euros, selon les analystes.
De façon exceptionnelle, le redémarrage du réacteur est soumis à l'autorisation de l'ASN. Au-delà, le gendarme du nucléaire veut vérifier si un tel événement pourrait se produire ailleurs. « Il faut analyser toutes les pompes du parc, estime Alain Correa, du réseau Sortir du nucléaire. Il y a 58 réacteurs avec trois ou quatre pompes primaires par réacteur, sans compter les vannes. On ne peut pas prendre le risque qu'elles ne fonctionnent pas ! » EDF n'exclut pas un défaut générique, mais veut attendre les conclusions des experts pour en juger.
THIBAUT MADELIN
vía Les Echos

dimanche 15 avril 2012

NUCLEAR BANKS NO THANKS!

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The Fukushima Nuclear Disaster and The Media: An Interview with Professor Akira Murakami





Japanese professor says Fukushima radiation leaks are harming children's health

A media professor at Akia University in Japan has claimed that children in his country are suffering serious medical problems as a result of last year's Fukushima nuclear disaster.
In an interview on WorkWeek Radio (which works with Project Censored), Prof. Akira "Lazy Cat" Murakami linked the leak of radiation to kids have suffering nosebleeds, skin diseases, short tempers, and cardiovascular diseases.
Murakami said that the Japanese mainstream media is not covering the impacts, but this information is being disseminated to Japanese people through cyberspace.
"Our food regulations are quite loose," Murakami said. "We have only spot inspections."
He called on Americans to do whatever they can to shut down remaining nuclear reactors.
"This planet could not afford another Chernobyl or another Fukushima," he said.

For more information on Fukushima go to
www.fukushimaneveragain.com

Fukushima le réacteur 4: La vie sur la planète Terre dans la balance !






Matsumura a affiché une entrée surprenante sur son blog à la suite d'une déclaration faite par l'ancien ambassadeur du Japon en Suisse, Mitsuhei Murata, sur la situation à Fukushima.
Le Diplomate Akio Matsumura avertit que la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon peut finalement se transformer en un événement capable d'éteindre toute vie sur Terre.
S'exprimant lors d'une audience publique de la commission budgétaire de la Chambre des Conseillers sur du 22Mars 2012, Murata a averti que "si le bâtiment sinistré du réacteur de l'unité 4 - avec 1.535 barres de combustible dans la piscine de combustible usé à 100 pieds (30 mètres) au-dessus du sol - s'effondre, non seulement il va provoquer un arrêt de tous les six réacteurs, mais affectera aussi la piscine de combustible usé contenant 6,375 commune barres de combustible, situé à quelque 50 mètres du réacteur 4, "écrit Matsumura.
Dans les deux cas, les barres radioactives ne sont pas protégés par une enceinte de confinement; dangereusement, ils sont ouverts à l'air. Ce serait certainement provoquer une catastrophe mondiale comme nous l' aurions jamais connu. Il a souligné que la responsabilité du Japon au reste du monde est incommensurable. Une telle catastrophe aurait une incidence sur nous tous depuis des siècles. Ambassadeur Murata nous a informés que le nombre total des barres de combustible irradié sur le site de Fukushima Daiichi à l'exclusion des tiges dans la cuve sous pression est 11421.
Lire la suite http://j.mp/IyaieD

Dangerous Radioactive Wave To Hit Entire US Food Supply By Next Year







The dangerous radioactive wave from the Fukushima nuclear meltdown in Japan will hit the US West Coast and have deadly consequences for the entire U.S. food supply.

Researchers say the radioactive 'wave' from Japan will hit the US West Coast within the year and when it does it will have a deadly consequences for marine life and the entire U.S. food supply.

85 fois plus de césium-137 que pour l'accident de Tchernobyl

Sause http://fr.sott.net/articles/show/7603-85-fois-plus-de-cesium-137-que-pour-l-accident-de-Tchernobyl
         
Akio Matsumura
Blog de Akio Matsumura
dim., 08 avr. 2012 06:40 CDT
 http://akiomatsumura.com/





Le réacteur 4 avant le démontage de la grue roulante


L'ancien ambassadeur du Japon pour la Suisse, M. Mitsuhei Murata, a été invité à parler à l'audition publique du comité du budget le 22 mars 2012 à propos de l'accident de la centrale de Fukushima. Avant le comité, l'ambassadeur Murata a déclaré avec force que si le bâtiment ruiné du réacteur 4 - avec 1535 barres de combustible dans sa piscine à 30 mètres au-dessus du sol - s'effondre, non seulement cela entraînera un arrêt des 6 réacteurs mais touchera aussi la piscine partagée contenant 6375 barres de combustible, située à 50 mètres du réacteur 4. dans les deux cas, les barres radioactives ne sont pas protégées par une enceinte de confinement ; elles sont dangereusement ouvertes à l'air. Cela provoquerait certainement une catastrophe mondiale comme jamais vue auparavant. Il a insisté sur la notion de l'incommensurable responsabilité du Japon envers le reste du monde. Une telle catastrophe nous affecterait tous pendant des siècles. L'ambassadeur Murata nous a informé que le nombre total des barres de combustible usagé du site de Fukushima en excluant les barres des enceintes sous pression est de 11.421 (396+615+566+1535+994+940 +6375). 

J'ai demandé une explication à un expert en piscines à combustible usagé du département américain de l'énergie, Robert Alvarez concernant l'impact potentiel des 11.421 barres de combustible. J'ai reçu une réponse effarante de la part de M. Alvarez [mise à jour du 5 avril] :

Un complément d'informations sur la situation des piscines du site de Fukushima Daiichi est connu depuis peu de temps. J'ai compris que sur les 1532 assemblages du réacteur 4, 304 sont récents et non irradiés. Ceci laisse alors 1231 barres de combustible dans la piscine n°4, qui contient en gros 37 millions de curies de radioactivité de longue vie (1 curie=3,7×1010 Bq). La piscine n°4 est à environ 30 mètres au-dessus du sol et est structurellement endommagée et exposée aux éléments extérieurs. Si un séisme ou autre événement devait vider cette piscine, il pourrait en résulter un incendie radiologique catastrophique impliquant presque 10 fois la quantité de césium-137 relâchée par l'accident de Tchernobyl. 

L'infrastructure pour contenir sans danger ce matériel a été détruit comme ce fut le cas des trois autres réacteurs. Le combustible usagé ne peut être soulevé en l'air par une grue comme si c'était une quelconque marchandise. Pour empêcher une exposition sévère aux radiations, à des incendies et de possibles explosions, il doit être transféré en permanence dans de l'eau et protégé dans des structures renforcées. Comme cela n'a jamais été fait auparavant, l'enlèvement du combustible usagé des piscines des réacteurs de Fukushima nécessitera un effort majeur de reconstruction dans le temps et une navigation dans des eaux inconnues. Malgré l'énorme destruction du site Daiichi, des conteneurs à sec conservant une quantité moindre de combustible semblent être indemnes. D'après les données du département américain de l'énergie, on suppose que 11.138 assemblages de combustible sont stockés sur le site Daiichi, presque tous dans des piscines. Ils contiennent en gros 336 millions de curies de radioactivité de longue vie. Environ 134 millions de curies consistent en césium-137 - à peu près 85 fois la quantité de césium-137 libérée lors de l'accident de Tchernobyl comme estimé par le conseil national US de protection radiologique (NCRP). L'inventaire des barres de combustible totales du site de Fukushima contient presque la moitié de la quantité totale de césium-137 estimée par le NCRP avoir été libéré par tous les tests nucléaires atmosphériques militaires, Tchernobyl et le retraitement des centrales mondiales (environ 270 millions de curies). Il est important que le public comprenne que des réacteurs qui ont été en service pendant des décennies, comme ceux de Daiichi ont généré les plus grandes concentrations de radioactivité de la planète.



De nombreux lecteurs peuvent trouver difficile d'apprécier la signification réelle des chiffres, nous pouvons pourtant saisir ce que 85 fois plus de césium-137 qu'à Tchernobyl signifierait. Cela détruirait l'environnement mondial et notre civilisation. Ce n'est pas sorcier et ne se rapporte pas à un débat sur les centrales nucléaires. C'est une question de survie de l'humanité. 

Il y a eu une conférence au sommet sur la sécurité nucléaire à Séoul les 26 et 27 mars, et l'ambassadeur Murata et moi-même nous sommes concertés dans l'effort de trouver quelqu'un pour informer les participants des 34 nations du potentiel catastrophique mondial du réacteur 4. Nous avons demandé à plusieurs participants de partager l'idée d'une équipe d'estimation indépendante comprenant un large groupe d'experts internationaux pour gérer cette question urgente. J'aimerai présenter le courrier de l'ambassadeur Murata au secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon qui contient cet urgent message et aussi sa lettre au premier ministre japonais Yoshihiko Noda pour les lecteurs japonais. Il a souligné dans sa déclaration que nous devrions user de sagesse pour estimer ce défi sans précédent. Il nous semble que le sommet sur la sécurité nucléaire se concentrait sur la question nucléaire de la Corée du nord et la question de sécurité commune venant d'attaques terroristes. Notre appel sur le besoin d'une estimation indépendante sur le réacteur 4 a été considéré comme moins urgent. Nous avions prédit ce résultat en fonction de la nature du sommet. Je suppose que la plupart des participants ont pleinement compris la catastrophe potentielle qui toucherait leur pays. Ils décidèrent néanmoins de ne pas soulever ce délicat problème, peut-être pour ne pas froisser leurs relations diplomatiques avec le Japon. J'ai été ému par le courage de l'ambassadeur Murata d' insister sur cette question japonaise. Je sais combien il est difficile pour un ancien diplomate de carrière de faire ceci, surtout dans mon pays. Les actuels et anciens responsables de gouvernement pourraient être restreints de manière semblable dans leur champ d'action, comme pour l'ambassadeur Murata, mais c'est de leur responsabilité de prendre position pour le bénéfice de nos descendants pour les siècles à venir - pour arriver à un monde plus sûr que celui de nos prédécesseurs. Si les dirigeants du gouvernement japonais ne reconnaissent pas le risque auquel fait face leur nation, comment le reste d'entre nous peut-il être persuadé d'une catastrophe imminente ? Et si le reste d'entre nous ne reconnaît pas la catastrophe à laquelle nous faisons face collectivement, qui sera le premier à agir ?

Tokyo, 25 mars 2012 

Cher secrétaire-général, Honorable Ban Ki-moon, Je souhaite exprimer ma sincère gratitude pour votre lettre bienveillante en date du 2 mars 2012. Votre soutien moral pour le Sommet éthique des Nations-Unies restera une source constante d'encouragement pour mes activités. Permettez-moi s'il vous plaît de rendre hommage à votre grande contribution au renforcement de la sécurité nucléaire. L'actuel Sommet de Séoul est sans doute le grand bénéficiaire de la réunion de haut niveau convoquée en septembre dernier. On m'a demandé de faire une déclaration à l'audience publique du comité du budget de la Chambre du Conseil le 23 mars. J'ai soulevé le problème crucial du réacteur n°4 de Fukushima contenant 1535 barres de combustible. Elle pourrait être fatalement endommagée par les répliques continuelles. Il existe de plus à 50 mètres de là une piscine commune aux 6 réacteurs contenant 6375 barres de combustible !Il n'est pas exagéré de dire que le destin du Japon et du monde dépend du réacteur n°4. C'est confirmé par des experts des plus crédibles comme le Dr Arnie Gundersen ou le Dr Fumiaki Koide. Permettez-moi s'il vous plaît de vous informer d'une initiative prise par un ancien responsable des Nations-Unies qui a essayé de soulever le problème crucial du réacteur n°4 de Fukushima au Sommet sur la sécurité nucléaire. Il poursuit l'établissement d'une équipe d'estimation indépendante. Je pense que ses efforts sont très valables, parce qu'il est indispensable d'attirer l'attention des dirigeants du monde sur cette question vitale. Je coopère avec lui, en écrivant à certaines de mes relations coréennes que ce problème mérite l'attention personnelle du président Lee Myung-bak. J'ai écrit aujourd'hui au premier ministre Noda. Je lui ai demandé de prendre en compte l'initiative de mobiliser la sagesse des humains vers la sortie du problème du réacteur n°4, en prenant pleinement en compte ''l'équipe d'estimation indépendante'' sus-mentionnée. Le monde est devenu si fragile et vulnérable. Le rôle des Nations-Unies est de plus en plus vital. Je vous souhaite la meilleure chance dans votre noble mission. Acceptez, Secrétaire général Ban Ki-moon, l'assurance de ma plus haute considération. Mitsuhei Murata Ancien ambassadeur japonais pour la Suisse et le Sénégal

lundi 9 avril 2012

ガレキを拡散しないで下さい: 全国と海外から圧力をかけましょう! Please don't spread the rubble in Japan: a national and international movement to help the people of Japan!



ガレキを拡散しないで下さい: 全国と海外から圧力をかけましょう! 
Please don't spread the rubble in Japan: a national and international movement to help the people of Japan!


http://dontspreadgareki.wordpress.com/tag/tsunami-debris/


Debris from Fukushima’s exclusion zone to be burnt around the country
We have new news that the Environmental Ministry wants to allow private companies to take debris from the no-entry zone in Fukushima prefecture and process it around the country. Pleaes send a short email (it needs to be in Japanese, but google translate will work if you write simple sentences) by Monday, March 9th to tell them you do not want debris from the no entry zone in Fukushima to spread around the country.
email address: houshasen-tokusohou2@env.go.jp
In your email, you need to include the following information:
•Subject: 放射性物質汚染対処特措法施行規則改正案に対する意見
•Your name, address, telephone or email address
•Your opinion, and the basis for your opinion (cite the sources as necessary)
For more information, please visit: http://ex-skf.blogspot.jp/2012/04/disaster-debris-inside-no-entry-zone-in.html Thank you for your support!

jeudi 12 janvier 2012

福島集団疎開裁判

 Please visit this site and click Approve / 賛同 for "International Citizens Tribunal" to save the children in Fukushima as their lives are at urgent risk!


http://fukusima-sokai.blogspot.com/

賛同のお願い:人権侵害の決定にNO!を 放射能の危険に正しい判断を下す「ふくしま集団疎開裁判」世界市民法廷の開催にYES!を


「私たちは100%」昨年3月11日の福島第一原発事故により、チェルノブイリ避難基準の強制避難地域で教育を受ける福島県郡山市の14人の子どもです(以下の汚染マップ参照)。

クリックで拡大

その原発事故の加害者である国(文科省)「0%の人たち」は、何の責任もないふくしまの子どもたちの命を危険にさらして省みないという、加害者の自覚も教育行政責任者の自覚もない尋常の頭では信じられない方針を出しました。
「私たちは100%」はこの前代未聞の不正義を黙っておれず、昨年6月24日に、「人権の最後の砦」である裁判所に「子供たちを安全な場所で教育せよ」と救済を求める裁判(仮処分申立)を起こしました。
裁判所は、前例のない裁判ということで門前払いせず、被ばくによる子どもたちの健康被害の可能性の有無について実体審理に入り、申立人は、
①.子どもたちを空間線量年間1mSv以上の地域で教育させることは憲法に基づく「子どもたちを安全な環境で教育する義務」に違反すること(申立書)、
②.通学する小中学校は、外部被ばくだけで控え目に計算しても空間線量が年間12.7~24mSvに達すること(報告書4頁)、
③.チェルノブイリで郡山市と放射能汚染度が同程度の地域で発生した深刻な健康被害が今後郡山市でも予想されること
を専門家の意見書(矢ヶ崎意見書第1章・松井意見書第2章)等により証明しました。
しかし、裁判所は、10月末の審理終了から45日の沈黙ののち、野田総理の「冷温停止」宣言と同じ12月16日に、子どもたちの申立を却下する「避難停止」を宣言(決定) しました。この決定は、裁判による世直しという子どもたちの期待を裏切り、原発事故の加害者である国と自治体による凶悪な人権侵害行為にお墨付きを与え た、最悪の人権侵害行為です。子どもの人権侵害の歴史に永遠の汚点を残すこの決定をぜったいに許す訳にはいきません(その詳細は、コメント(1) コメント(2) コメント(3)を参照)。

そこで、次の2つの賛同アピールの呼びかけです。
【賛同アピール1】
いま、日本中、世界中の人たちがこの人権侵害の決定にNO!と表明し、この決定が誤りであることを世の中に示して、我々市民の手で誤りをただしていきましょう。
【賛同アピール2】
司法の自殺により機能不全に陥った裁判所に代わって、命の危険にされされているふくしまの子どもたちを救うために、世界中の市民から構成される陪審員の手によって、放射能の危険について正しい判断を下す世界市民法廷を設置し、開催することに決めました。世界市民法廷は真理と正義とそしていのちに対する無条件の愛を基本原理とする、21世紀の市民型紛争解決機関です。いま、日本中、世界中の人たちがこの新しい世界市民法廷の誕生をYES!と表明し、これを支持することを世に示して、「市民の、市民による、市民のための世界市民法廷」による世直しを力強く支えましょう。

 

请给出您的赞同:对人权侵害的决定说NO!对即将开庭的正确判断核辐射危险性的「福岛集团疏散判决」世界市民法庭说YES!

「我们是100%」去年3月11日福岛第一核电站事故中,仍在切尔诺贝利核电站的避难基准中的强制避难区域里接受教育的福岛县郡山市的14名儿童。
(以下是受污染区域的地图)

点击放大

作为核电站爆炸事故的始作俑者的国家(文部科学省)「0%的人」,却对把不相关的福岛的孩子们的性命放置于危险之中的行为毫不反省自问,制定出了即没有加害者的认知也没有教育责任者的认知,超乎常理的方针政策。

「我们是100%」对此闻所未闻的不正义之事不能保持沉默,去年6月24日,在「人权最后的堡垒」法院里发起了「让孩子们在安全的环境里受教育」和请求救援的审判(临时申诉处分)。
法院并没有因为先例而闭门不见,对被(放射线)照射的孩子们的健康情况,有无受害的可能进行了实体审理,专家的意见书证明了申诉人的以下情况
①.让孩子们在空间放射线量率年间1mSv以上的地方受教育是违反宪法「让孩子在安全的环境中受教育的义务」,
②.上学的小中学校,单是外部被(放射线)照射一项,保守估计的空间放射线量率年间也达到了12.7~24mSv。
③.在切尔诺贝利与郡山市同程度的核辐射污染区域里发生的深度健康伤害,在今后的郡山市也能预想到。

但是,法院在10月末审理完之后的45天沉默期内,与野田首相的「冷温停止」
声明一样,12月16日,驳回了孩子们的申诉,发表了「避难停止」声明(决定)。这个决定,是对期望审判能带来社会变革的孩子们的背叛,给制造核电站爆炸 事故的始作俑者的国家和自治团体的这种凶狠的人权侵害行为带来了保障,是最可恶的人权侵害行为。我们绝对不能容忍此种给孩子们的人权侵害史上留下永远的污 点的行为。

因此,我们号召以下的2点呼吁赞同
【呼吁赞同1】
现在,全日本,全世界的人们请对此种人权侵害说NO!向世人显示这个决定是错误的,让我们市民用自己的手来纠正错误吧。

【呼吁赞同2】
由于法院陷在司法自杀似的机能不全,为了拯救陷入生命危急的福岛的孩子们,由世界各地的市民组成的陪审团成员的手,设置了正确判断核辐射危险性的世界市民 法庭,决定开庭审理本次判决。世界市民法庭是以真理和正义以及对生命的无条件的爱为基本原理,解决21世纪的市民型纷争的机构。现在,全日本,全世界的人 们都对这种新型的世界市民法庭的诞生说YES!通过向世人表明支持世界市民法庭,让我们强力支持由「市民的,来自于市民,服务于市民的世界市民法庭」带来 社会的改革吧!

Announcement by The "Fukushima Evacuate Children Lawsuit Group". Twelve angry citizens decide to hold an "International Citizens' Tribunal" to save the children in Fukushima as their lives are at urgent risk.



1 . What has in fact happened since 3.11 as well as the condition of the children in Fukushima up to the court filing on June 24th, 2011.

Running through the wind, with their cheeks red, mouthfuls of raspberries, filled with the excitement, catching insects, rolling over the snow fields… Those were the children of Fukushima.

The massive accident on 3.11 at the Fukushima Daiichi Nuclear Power Plant has completely changed Fukushima prefecture. In Koriyama where the14 children who are the plaintiffs in the lawsuit live, many of the citizens were exposed to the invisible radiation from the damaged power plants. After the accident no iodine tablets were distributed and no announcements of radiation levels were made.

One father without knowing the imminent danger had his son stand in line to get their ration of water from a water truck. One high school girl was outside everyday participating in after-school track and field activities. One mother brought her daughter back to Fukushima from her safe haven far from Fukushima as she had been instructed that her daughter had to attend her school graduation ceremony.

The citizens later learned that much of the safety information, including the data from the Japanese SPEED 1 Radiation Plume Monitoring System was intentionally hidden so the people in the surrounding regions had no idea as to the actual danger they faced.

At the same time the accidents themselves were trivialized by the Ministry of Education and Science backed "Safe Campaign" that raised the internationally accepted 1 mSv/y exposure standard to 20 mSv/y. At the same time the Japanese government raised other safety standards beyond levels that are internationally agreed upon.

With much anxiety and fear the parents have made desperate efforts to protect their children but the only measure that the government has taken to ensure the safety of their children and health has been a basic cleanup of the radioactive fallout, that in reality, has not significantly lowered the exposure levels.

To adequately ensure their safety and health, the only option the children had and still have is voluntary evacuation, as Koriyama has not been designated as an evacuation zone. Voluntary evacuation naturally would mean the children would have to leave their family and friends and move to an unknown world. Some families with the financial resources have sent their children to other locations. However, for the parents of these 14 children, such an option was and is not financially possible.

For these compelling reasons and more, the 14 children became the petitioners who filed "Fukushima Evacuate Children Lawsuit".

2. Reason of the pleading and its significance
 

(1) Why did we file the Pleading?
The Education Ministry, in response to the massive outcries of the parents in Fukushima, corrected their earlier standard that had allowed school activities in Fukushima to continue within radiation levels up to 20 mSv/year. Finally they agreed with the parents that 1 mSv/year should be the maximum level that children be allowed to be exposed to.

After checks were carried out almost all the schools in Fukushima prefecture were found to be contaminated with levels greater than 1 mSv/year. What is even more shocking, the central areas of Koriyama, where the plaintiffs live, were found to be extremely dangerous, with levels of 5 mSv/year or more. Under the Chernobyl Evacuation Standard (more than 5 mSv/year) the whole area would have been considered a mandatory evacuation area. In other words, had this been Russia, the government would have forced all the people to move to safer locations. (See the Contamination Map)


Click on the map to enlarge it!

In spite of the strong demands from hundreds of parents neither the Ministry of Education nor the local government showed any intent to actually move the children to safe locations.

The world must be clear about one thing. The Japanese government is completely responsible for the Fukushima Daiichi Nuclear Power Plant accident and thus for the irreparable damage they are causing to the children and citizens affected by the radiation. Though they are 100% responsible, they have not taken the steps they are obligated to take to save the children whose lives and health they have knowingly put at risk.

This irresponsible behavior by the Japanese government is an unprecedented violation of human rights, and as its implications are so serious we feel it should be considered a "crime against humanity" under international law.

The original purpose of the court system was and is to provide citizens with a way to remedy grievances and violations of their intrinsic rights. As the state and local governments have ignored the outcries of the citizens in their suffering, we decided to use the court system to achieve the outcome the children deserve.

In this case we want to bring justice to the members of the government that have and continue to cause irreparable damage to all the children remaining in Fukushima.

We filed our case, the "Fukushima Evacuate Children Lawsuit" on June 24, 2011. In it 14 elementary/middle school children from Koriyama filed a provisional disposition against the city of Koriyama, arguing that "the children should have the right to education in a safe place".

(2) Significance of the Pleading
This pleading is ultimately purposed so that all the children whose lives and health are at risk as a result of the Fukushima Daiichi Nuclear Power Plant accident can get their education in a safe environment. As it would be impossible under the current judicial system for the government to implement such a measure immediately, it was necessary to provide a precedent. Thus we put together our lawsuit with the 14 school children.

It was our plan that if our initial case was approved, we would move forward to achieve the same outcome for all the school children in Fukushima that are currently in this dangerous situation. Based on the court order that the 14 children must be evacuated, as it is their right to receive their education in a safe environment, negotiations between the citizens and the government would begin for the rest of the children. In that sense, the 14 children filed the suit on behalf of all the children in Fukushima.

3. Development of the Trial

As this evacuation lawsuit was unprecedented, we initially were concerned that our pleading might be dismissed at submission, but the court accepted our pleading and thus it became a legal and binding case.

The hearings for trial were expected to be completed on September 9, 2011 with both parties giving their concluding remarks. On that day however, we submitted new evidence that was disclosed by the Ministry of Education in late August. This evidence from the government included cesium soil contamination data for Koriyama. This made it possible for us for the first time to compare the radiation levels between Koriyama City and the surrounding areas of Chernobyl where radioactive fallout had polluted the environment.

We also included a document by Ryukyu University Prof Emeritus Katsuma Yagasaki who compared Koriyama City with the Lugyny (Luginy) region in Ukraine, where the level of cesium pollution is similar to that in Koriyama. Prof Yagasaki concluded that if the children in Koriyama remain where they are, the same health effects will be expected for them as reported in Lugyny (Luginy) after the Chernobyl accident.

To our shock Koriyama City refused to discuss this comparison with Lugyny (Luginy), ignoring our submission, stating that this issue was "unknown". In other words, they examined the evidence but refused to discuss it.

They then stated that those who feel that it is a health risk to remain in Koriyama are free to move if they want, as all students have the right to change schools. Finally they said that it was TEPCO, not Koriyama City, who infringed upon the right of students to get an education in safe place, therefore, it was not the duty of Koriyama City to evacuate the children to safe areas.

With these words Koriyama City openly and officially declared that they are not responsible for their citizens and thus violated the basic human rights of the citizens they are responsible for.

After this statement in the court by Koriyama City, we decided to do everything in our power to gather as much evidence from the Chernobyl accident as we could so that deeper and more detailed comparisons could be made with Koriyama City. The court and the citizens of Koriyama have a right to know what the expected health consequences will be if they remain in Koriyama.

Thus we needed more time to gather evidence, so the trial was extended to the end of October.


4. 12/16 Conclusion of Court Decision and its grounds

An urgent provisional disposition was requested for the case. However, the Koriyama court took their time to arrive at their ruling which was finally announced on December 16th, exactly 45 days after the conclusion of examination. It fell, rather coincidently, on the same day that Prime Minister Noda publicly announced that the Fukushima Daiichi reactors were now in a "Cold Shut Down Condition". The Koriyama district court dismissed the pleading of the plaintiffs, the14 school children in Koriyama.

The court said that the primary reason for their decision is that it felt the 14 children were in fact demanding the exclusive mandatory evacuation of all elementary/middle school students in the region. (The number is estimated to be 300,000.) The court said that such a large-scale evacuation would require concrete evidence proving that there is an immediate risk to the lives and physical health of the 14 plaintiffs. The court claims that their basis for evacuation would be only if levels in the air in the area where the children live were to be found to be more than 100mSv/year. The court went on to claim that there is no evidence of such levels in the air.

On the fact that the levels are not above 100mSv/year, the plaintiffs agree.

This 100mSv/year that the judge adopted however, is not the internationally accepted safety level. The court has not revealed the scientific grounds for their decision to use 100mSv/year as their evacuation standard.

There is currently no internationally accepted evacuation standard. The internationally accepted safety standard is 1mSv/year.

In any area that has a level of more than 1mSv/year, people are advised that there is no immediate risk to their health. They are not required by law to evacuate, but it is generally considered not healthy to be exposed to such a level for an extended amount of time.

In the case of the Chernobyl accident, the Russian government evacuated all citizens from areas contaminated with 5mSv/year or higher.

The chief judge Hibiki Shimizu in his ruling, did not mention or refer to any of the evidence we submitted in this matter. Specifically, we prepared a comparison between the radiation levels measured in Chernobyl and the levels in Koriyama City at the time of submission. Our evidence clearly shows that the levels in Koriyama City would have warranted the Russian government to designate the area as a mandatory evacuation zone.

In our submission and during the court proceedings that went on for several months prior to the judgment, the court did not make a single reference to the 100mSv /year safety standard that the court based its final decision on. In the modern judiciary system, a judgment must be based on evidence submitted and discussed by both parties. As there was no such discussion in this case, the courts ruling cannot be considered fair nor can it be considered legal.

The court has thus trampled upon the very principles of the modern judicial system that is meant to be the "Last Fortress of Human Rights".

5. Actions to correct the injustice of the court decision in order to save the children of Fukushima, whose lives and health are at risk

The conclusions reached by the court demonstrate that the judicial system in Japan has lost its integrity and can no longer be relied upon to deliver fair and just judgments. It is clear that the judicial system in Japan is no longer the “Last Fortress of Human Rights” that it was designed to be. It has committed a serious crime that gives its seal of approval to the state and local governments’ violations of human rights.

These violations have put the lives and health of the children living in Fukushima at risk, a risk that is not only serious but also unwarranted. Our duty as adults is to protect children from dangerous situations, especially those that can be avoided. Thus, we must take action to save them from the dangers they are being exposed to. After much deliberation we decided not to base our appeal on the UN Declaration of Human Rights as it was made by the governments of the world to serve themselves. Instead we went back to its root, chose a declaration that was made during the American Independence Revolution in 1776 by the citizens of America. It embraces the universal value of the human race, and it was the basis for the Constitution of America. It is known as the Constitution of Virginia:

Section 3. Government instituted for common benefit.
“That government is, or ought to be, instituted for the common benefit, protection, and security of the people, nation, or community; of all the various modes and forms of government, that is best which is capable of producing the greatest degree of happiness and safety, and is most effectually secured against the danger of maladministration; and, whenever any government shall be found inadequate or contrary to these purposes, a majority of the community hath an indubitable, inalienable, and indefeasible right to reform, alter, or abolish it, in such manner as shall be judged most conducive to the public weal.”

We have decided to hold a Citizens Tribunal “by the people, of the people, for the people” so we the people can judge whether the above mentioned decision by the court is not only correct but also ethically just. Our appeal will also draw from the universal values expressed in the “Convention on the Rights of the Child” , which itself is based on the Declaration of Human Rights, as it is specifically applicable to children.

We are calling our appeal “The World Citizens’ Tribunal of the “Fukushima Evacuate Children Lawsuit”. Through this tribunal we wish to achieve a judgment that reflects the values of human rights, not business or corporate interests. The children of Fukushima deserve a judgment that is just and ethically sincere. The right to live and study in a clean and healthy environment is their God given right.

We believe that the current judgment is a farce, for if it was reasonable, then the Prime Minister of Japan, and all the members of his cabinet, as well as all the executives from TEPCO, Hitachi and the other major companies behind the nuclear industry here in Japan would have no hesitation in sending their children and grandchildren to live and study in Koriyama. If Koriyama is truly a safe place for children to live and study, then they will have no hesitation in relocating the younger members of their families to Koriyama for the entire duration of their school lives.

(Translation by Gen Morita)