samedi 28 avril 2012

Rencontre avec un liquidateur de Fukushima : « C’est l’enfer »

souce Rue89 Planète http://www.rue89.com/comment/3039072



Des travailleurs dans le centre d’urgence de la centrale Fukushima Daiichi, le 28 février 2012 (Kimimasa Mayama/Reuters)
Rares sont les employés de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi à parler de leur mission à haut risque. Un volontaire a accepté de témoigner. Un kamikaze de l’atome fier d’aider son pays.
(De retour d’Iwaki)
« Je crois que mon chef nous a vus ensemble ! Il faut sortir du magasin. »
Takehiro – le prénom a été changé – est pris d’une montée de stress en plein rayon surgelés du FamilyMart d’Iwaki, une ville située à une quarantaine de kilomètres de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi.
Ce Japonais de 48 ans vient d’apercevoir le patron de son entreprise.
« S’il se rend compte que je suis avec un journaliste, je vais avoir de gros problèmes. »
Takehiro n’est pas autorisé par sa boîte à parler aux médias. Il a néanmoins accepté de mettre en danger sa nouvelle « carrière » pour évoquer ses conditions de travail.

Plus de 3 000 liquidateurs au casse-pipe

Prendre des risques est devenu une routine pour Takehiro. Il travaille sur le site ultracontaminé de la centrale dévastée par le tsunami, le 11 mars 2011. Cet homme est un liquidateur, un terme utilisé depuis Tchernobyl pour désigner le personnel envoyé au casse-pipe après un accident nucléaire. Ils sont plus de 3 000 à intervenir comme lui quotidiennement pour décontaminer la centrale ou refroidir les réacteurs.
Depuis le mois de mai, il participe à la construction des cuves : près de 1 000 d’entre elles contiennent déjà 100 millions de litres d’eau très radioactive. De l’eau utilisée pour refroidir les réacteurs. L’employé ne veut pas donner de détails sur sa tâche. Si ce n’est qu’il travaille hors du bâtiment de la centrale.
« Mais j’aimerais être à l’intérieur. Je m’y sentirais encore plus utile. Peut-être parce que je suis un peu kamikaze. »
Takehiro veut être au cœur de la « bête ». Comme si trimer dans un milieu contaminé jusqu’à 13 microsieverts par heure (µSv/h), c’est-à-dire 113,9 millisieverts par an (mSv/an) – plus de cent fois le niveau annuel de radioactivité toléré pour la population au niveau international –, ne lui suffisait pas.
« Je sais que c’est hyper radioactif. Parfois, j’ai encore peur. C’était surtout le cas au début. Maintenant, le danger fait partie de ma vie. Peut-être que dans cinq à dix ans je sentirai les effets. »

« Ils s’évanouissent tellement il fait chaud »

D’ici là, il aura déjà quitté la centrale. Un liquidateur ne fait pas de vieux os sur un site aussi irradié. En mars 2011, Tepco, propriétaire de Fukushima Daiichi, a relevé le plafond de la limite d’exposition de 20 mSv/an à 250 mSv/an afin de pouvoir réquisitionner plus longtemps les liquidateurs. Takehiro ne semble visiblement pas au courant.
« Je travaille pour le sous-traitant d’une entreprise partenaire de Tepco. La limite est de 30 mSv. Au-delà, on ne peut plus venir travailler. »
L’employé a encore de la marge, puisqu’il a encaissé pour l’instant 20mSv en moins d’un an.
L’homme est pourtant mis à rude contribution. Engagé en mai 2011, il a travaillé tous les jours durant les quatre premiers mois. Pas une matinée ou un après-midi de repos durant cette phase d’urgence. Depuis septembre, il a droit à six jours par mois. Les vacances ? Un concept abstrait pour lui. Son contrat ne le mentionne pas. En moyenne, il ne sue pas plus de trois heures par jour afin d’éviter une trop longue exposition à la radioactivité. Bien assez au vu des conditions de travail dantesques. En particulier en été, quand la température peut frôler les 40°C.
« A cause de la combinaison, on transpire énormément. Des travailleurs s’évanouissent tellement il fait chaud. C’est l’enfer. »
Et pas question de boire ou de manger pendant le service : l’entreprise le leur interdit. Takehiro s’en moque :
« J’enlève parfois mon masque pour fumer ou pour boire une bouteille d’eau en cachette. C’est dangereux, mais je ne peux pas attendre la fin du travail. Si Tepco sait cela, je suis viré. »

De l’eau radioactive qui fuit dans le Pacifique

Des failles dans la sécurité, Takehiro en observe souvent. Parfois, l’eau hautement radioactive fuit dans le Pacifique ou s’échappe d’une cuve.
« Un jour, l’eau a même jailli du réservoir. Mieux vaut ne pas se trouver à proximité. Normalement, l’alarme nous prévient. Mais il arrive qu’elle ne fonctionne pas. »
Au 31 janvier 2012, sur les quelque 20 000 personnes qui sont intervenus sur le site, 167 ont déjà été gravement irradiées (plus de 100 mSv). Six autres employés sont décédés, mais Tepco a affirmé que ces décès n’étaient pas liés à la radioactivité. « J’ai aussi entendu des histoires de travailleurs qui ont vu le nombre de leurs globules blancs chuter », ajoute Takehiro.
Pas de quoi le décourager pour autant. Même pas son salaire de la peur : 18 000 yens par jour seulement (167 euros). Sans prime de risque, bien sûr. Ceux qui ne sont pas qualifiés gagnent à peine 8 000 yens (74 euros).
« Je m’en fiche, je ne travaille pas pour l’argent. Je suis heureux de faire ce boulot. »

« Etre un héros de films américains »

Et il en est fier en plus. Lui qui s’est porté volontaire pour cette mission quasi suicidaire... Lui qui menait une vie peinard de chauffeur de camion sur l’île de Kyushu, au sud de l’archipel. Jusqu’à ce que le tsunami détruise la centrale.
« Quand j’ai vu ça à la télé, je me suis dit que le pays allait sombrer dans le chaos. Il fallait que je fasse quelque chose pour le Japon. C’est à notre génération de faire cela. Pas aux jeunes. »
Takehiro le patriote surfe alors sur les sites internet pour débusquer les appels aux volontaires. Il décroche un emploi dans une petite entreprise de construction. Divorcé – il a un fils à Tokyo –, il emménage en mai 2011 près d’Iwaki et se met illico à la tâche. Avec un sens du sacrifice propre aux Japonais :
« Je suis prêt à donner ma vie pour mon pays. Je pense que ce qui se passe ici, c’est comme une guerre. Fukushima Daiichi c’est notre champ de bataille... »
Une bataille loin d’être gagnée par l’armée de l’ombre de Tepco, qui se donne quarante ans pour assainir la centrale.
« Je suis d’une génération de Japonais qui aimerait être un héros de films américains. »
Et qui sont aussi prêts à mourir en héros ?

vendredi 20 avril 2012

Nucléaire : EDF sous pression après l'incident inédit de Penly


Nucléaire : EDF sous pression après l\'incident inédit de Penly



Cumulant une fuite d'huile, un incendie et une fuite d'eau radioactive, l'incident qui a eu lieu le 5 avril sur la centrale nucléaire de Penly est une première en France.





EDF pourrait devoir attendre trois mois avant de redémarrer le réacteur n° 2 de la centrale de Penly (Seine-Maritime), qui a fait l'objet d'un incident inédit sur le parc nucléaire français. Le 5 avril, vers midi, les pompiers sont intervenus pour éteindre deux départs de feu dans le bâtiment réacteur, le lieu le plus sensible d'une centrale. Dans la soirée, l'électricien a mis en place son « plan d'urgence interne » à la suite d'une fuite d'eau radioactive dans le circuit primaire. Tout est rentré dans l'ordre dans la nuit, mais EDF semble avoir évité de peu un accident nucléaire plus grave. Un an après Fukushima, l'électricien tricolore marche sur des oeufs.
« Est-ce qu'un événement identique s'est déjà produit en France ? La réponse est non, admet Simon Huffeteau, chef de la division de Caen de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Il n'y a jamais eu un événement cumulant un incendie, l'arrêt du réacteur et une rupture de joint sur la pompe primaire. » Le gendarme de l'atome a provisoirement classé l'événement au niveau 1 sur l'échelle internationale des accidents nucléaires, qui va jusqu'à 7 (Fukushima). Il a donné deux mois à EDF pour faire un compte rendu sur cet «  événement  significatif ».
Quatre anomalies se sont produites dans le circuit primaire de Penly 2. Premièrement, la fuite du réservoir d'huile d'une pompe servant au refroidissement du réacteur. Entre 500 et 1.000 litres d'huile se sont échappés. C'est la première fois qu'une telle fuite a lieu dans le bâtiment réacteur d'une centrale française. Deuxième anomalie : deux flaques d'huile ont commencé à brûler, avant que les pompiers n'interviennent. Selon Dominique Minière, directeur de la production nucléaire chez EDF, un départ de feu dans un bâtiment réacteur peut arriver. « Il y en a eu 4 entre 2000 et 2010 », dit-il, sans minimiser l'incident.
Troisième problème : la dégradation d'un joint de la pompe, conduisant à une fuite d'eau avec un débit de 2.300 mètres cubes par heure au sein du circuit primaire. La centrale de Penly avait déjà connu une fuite de ce genre en 2008. « Mais l'eau ne s'est pas répandue dans le bâtiment réacteur » souligne Thierry Charles, directeur de la sûreté à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. Environ 1 mètre cube d'eau a été collecté dans un circuit prévu à cet effet. Les choses auraient pu se gâter si un deuxième, voire un troisième joint avait lâché. La pompe aurait alors rompu et des milliers de mètres cubes d'eau radioactive se seraient échappés dans le bâtiment.
Ce scénario noir ne s'est pas produit, mais tout ne s'est pas passé comme prévu pour autant. C'est la quatrième anomalie : deux vannes censées canaliser les fuites du circuit primaire se sont refermées de manière inattendue. « Si cela avait duré beaucoup plus longtemps, il y aurait sans doute eu des difficultés » , reconnaît Simon Huffeteau.
Reste à expertiser cet enchaînement sans précédent. EDF devra d'abord ouvrir la cuve et décharger les assemblages de combustibles. « Ce sera plus long qu'une simple intervention sur un joint et durera quelques semaines » admet Dominique Minière. L'intervention devra peut-être attendre les prochains travaux de maintenance, prévus début juin. Il n'est pas impossible qu'au total l'arrêt dure trois mois. Un manque à gagner en production de plus de 100 millions d'euros, selon les analystes.
De façon exceptionnelle, le redémarrage du réacteur est soumis à l'autorisation de l'ASN. Au-delà, le gendarme du nucléaire veut vérifier si un tel événement pourrait se produire ailleurs. « Il faut analyser toutes les pompes du parc, estime Alain Correa, du réseau Sortir du nucléaire. Il y a 58 réacteurs avec trois ou quatre pompes primaires par réacteur, sans compter les vannes. On ne peut pas prendre le risque qu'elles ne fonctionnent pas ! » EDF n'exclut pas un défaut générique, mais veut attendre les conclusions des experts pour en juger.
THIBAUT MADELIN
vía Les Echos

dimanche 15 avril 2012

NUCLEAR BANKS NO THANKS!

Find your bank and discover what they do with your money !

http://www.nuclearbanks.org/#/home

The Fukushima Nuclear Disaster and The Media: An Interview with Professor Akira Murakami





Japanese professor says Fukushima radiation leaks are harming children's health

A media professor at Akia University in Japan has claimed that children in his country are suffering serious medical problems as a result of last year's Fukushima nuclear disaster.
In an interview on WorkWeek Radio (which works with Project Censored), Prof. Akira "Lazy Cat" Murakami linked the leak of radiation to kids have suffering nosebleeds, skin diseases, short tempers, and cardiovascular diseases.
Murakami said that the Japanese mainstream media is not covering the impacts, but this information is being disseminated to Japanese people through cyberspace.
"Our food regulations are quite loose," Murakami said. "We have only spot inspections."
He called on Americans to do whatever they can to shut down remaining nuclear reactors.
"This planet could not afford another Chernobyl or another Fukushima," he said.

For more information on Fukushima go to
www.fukushimaneveragain.com

Fukushima le réacteur 4: La vie sur la planète Terre dans la balance !






Matsumura a affiché une entrée surprenante sur son blog à la suite d'une déclaration faite par l'ancien ambassadeur du Japon en Suisse, Mitsuhei Murata, sur la situation à Fukushima.
Le Diplomate Akio Matsumura avertit que la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon peut finalement se transformer en un événement capable d'éteindre toute vie sur Terre.
S'exprimant lors d'une audience publique de la commission budgétaire de la Chambre des Conseillers sur du 22Mars 2012, Murata a averti que "si le bâtiment sinistré du réacteur de l'unité 4 - avec 1.535 barres de combustible dans la piscine de combustible usé à 100 pieds (30 mètres) au-dessus du sol - s'effondre, non seulement il va provoquer un arrêt de tous les six réacteurs, mais affectera aussi la piscine de combustible usé contenant 6,375 commune barres de combustible, situé à quelque 50 mètres du réacteur 4, "écrit Matsumura.
Dans les deux cas, les barres radioactives ne sont pas protégés par une enceinte de confinement; dangereusement, ils sont ouverts à l'air. Ce serait certainement provoquer une catastrophe mondiale comme nous l' aurions jamais connu. Il a souligné que la responsabilité du Japon au reste du monde est incommensurable. Une telle catastrophe aurait une incidence sur nous tous depuis des siècles. Ambassadeur Murata nous a informés que le nombre total des barres de combustible irradié sur le site de Fukushima Daiichi à l'exclusion des tiges dans la cuve sous pression est 11421.
Lire la suite http://j.mp/IyaieD

Dangerous Radioactive Wave To Hit Entire US Food Supply By Next Year







The dangerous radioactive wave from the Fukushima nuclear meltdown in Japan will hit the US West Coast and have deadly consequences for the entire U.S. food supply.

Researchers say the radioactive 'wave' from Japan will hit the US West Coast within the year and when it does it will have a deadly consequences for marine life and the entire U.S. food supply.

85 fois plus de césium-137 que pour l'accident de Tchernobyl

Sause http://fr.sott.net/articles/show/7603-85-fois-plus-de-cesium-137-que-pour-l-accident-de-Tchernobyl
         
Akio Matsumura
Blog de Akio Matsumura
dim., 08 avr. 2012 06:40 CDT
 http://akiomatsumura.com/





Le réacteur 4 avant le démontage de la grue roulante


L'ancien ambassadeur du Japon pour la Suisse, M. Mitsuhei Murata, a été invité à parler à l'audition publique du comité du budget le 22 mars 2012 à propos de l'accident de la centrale de Fukushima. Avant le comité, l'ambassadeur Murata a déclaré avec force que si le bâtiment ruiné du réacteur 4 - avec 1535 barres de combustible dans sa piscine à 30 mètres au-dessus du sol - s'effondre, non seulement cela entraînera un arrêt des 6 réacteurs mais touchera aussi la piscine partagée contenant 6375 barres de combustible, située à 50 mètres du réacteur 4. dans les deux cas, les barres radioactives ne sont pas protégées par une enceinte de confinement ; elles sont dangereusement ouvertes à l'air. Cela provoquerait certainement une catastrophe mondiale comme jamais vue auparavant. Il a insisté sur la notion de l'incommensurable responsabilité du Japon envers le reste du monde. Une telle catastrophe nous affecterait tous pendant des siècles. L'ambassadeur Murata nous a informé que le nombre total des barres de combustible usagé du site de Fukushima en excluant les barres des enceintes sous pression est de 11.421 (396+615+566+1535+994+940 +6375). 

J'ai demandé une explication à un expert en piscines à combustible usagé du département américain de l'énergie, Robert Alvarez concernant l'impact potentiel des 11.421 barres de combustible. J'ai reçu une réponse effarante de la part de M. Alvarez [mise à jour du 5 avril] :

Un complément d'informations sur la situation des piscines du site de Fukushima Daiichi est connu depuis peu de temps. J'ai compris que sur les 1532 assemblages du réacteur 4, 304 sont récents et non irradiés. Ceci laisse alors 1231 barres de combustible dans la piscine n°4, qui contient en gros 37 millions de curies de radioactivité de longue vie (1 curie=3,7×1010 Bq). La piscine n°4 est à environ 30 mètres au-dessus du sol et est structurellement endommagée et exposée aux éléments extérieurs. Si un séisme ou autre événement devait vider cette piscine, il pourrait en résulter un incendie radiologique catastrophique impliquant presque 10 fois la quantité de césium-137 relâchée par l'accident de Tchernobyl. 

L'infrastructure pour contenir sans danger ce matériel a été détruit comme ce fut le cas des trois autres réacteurs. Le combustible usagé ne peut être soulevé en l'air par une grue comme si c'était une quelconque marchandise. Pour empêcher une exposition sévère aux radiations, à des incendies et de possibles explosions, il doit être transféré en permanence dans de l'eau et protégé dans des structures renforcées. Comme cela n'a jamais été fait auparavant, l'enlèvement du combustible usagé des piscines des réacteurs de Fukushima nécessitera un effort majeur de reconstruction dans le temps et une navigation dans des eaux inconnues. Malgré l'énorme destruction du site Daiichi, des conteneurs à sec conservant une quantité moindre de combustible semblent être indemnes. D'après les données du département américain de l'énergie, on suppose que 11.138 assemblages de combustible sont stockés sur le site Daiichi, presque tous dans des piscines. Ils contiennent en gros 336 millions de curies de radioactivité de longue vie. Environ 134 millions de curies consistent en césium-137 - à peu près 85 fois la quantité de césium-137 libérée lors de l'accident de Tchernobyl comme estimé par le conseil national US de protection radiologique (NCRP). L'inventaire des barres de combustible totales du site de Fukushima contient presque la moitié de la quantité totale de césium-137 estimée par le NCRP avoir été libéré par tous les tests nucléaires atmosphériques militaires, Tchernobyl et le retraitement des centrales mondiales (environ 270 millions de curies). Il est important que le public comprenne que des réacteurs qui ont été en service pendant des décennies, comme ceux de Daiichi ont généré les plus grandes concentrations de radioactivité de la planète.



De nombreux lecteurs peuvent trouver difficile d'apprécier la signification réelle des chiffres, nous pouvons pourtant saisir ce que 85 fois plus de césium-137 qu'à Tchernobyl signifierait. Cela détruirait l'environnement mondial et notre civilisation. Ce n'est pas sorcier et ne se rapporte pas à un débat sur les centrales nucléaires. C'est une question de survie de l'humanité. 

Il y a eu une conférence au sommet sur la sécurité nucléaire à Séoul les 26 et 27 mars, et l'ambassadeur Murata et moi-même nous sommes concertés dans l'effort de trouver quelqu'un pour informer les participants des 34 nations du potentiel catastrophique mondial du réacteur 4. Nous avons demandé à plusieurs participants de partager l'idée d'une équipe d'estimation indépendante comprenant un large groupe d'experts internationaux pour gérer cette question urgente. J'aimerai présenter le courrier de l'ambassadeur Murata au secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon qui contient cet urgent message et aussi sa lettre au premier ministre japonais Yoshihiko Noda pour les lecteurs japonais. Il a souligné dans sa déclaration que nous devrions user de sagesse pour estimer ce défi sans précédent. Il nous semble que le sommet sur la sécurité nucléaire se concentrait sur la question nucléaire de la Corée du nord et la question de sécurité commune venant d'attaques terroristes. Notre appel sur le besoin d'une estimation indépendante sur le réacteur 4 a été considéré comme moins urgent. Nous avions prédit ce résultat en fonction de la nature du sommet. Je suppose que la plupart des participants ont pleinement compris la catastrophe potentielle qui toucherait leur pays. Ils décidèrent néanmoins de ne pas soulever ce délicat problème, peut-être pour ne pas froisser leurs relations diplomatiques avec le Japon. J'ai été ému par le courage de l'ambassadeur Murata d' insister sur cette question japonaise. Je sais combien il est difficile pour un ancien diplomate de carrière de faire ceci, surtout dans mon pays. Les actuels et anciens responsables de gouvernement pourraient être restreints de manière semblable dans leur champ d'action, comme pour l'ambassadeur Murata, mais c'est de leur responsabilité de prendre position pour le bénéfice de nos descendants pour les siècles à venir - pour arriver à un monde plus sûr que celui de nos prédécesseurs. Si les dirigeants du gouvernement japonais ne reconnaissent pas le risque auquel fait face leur nation, comment le reste d'entre nous peut-il être persuadé d'une catastrophe imminente ? Et si le reste d'entre nous ne reconnaît pas la catastrophe à laquelle nous faisons face collectivement, qui sera le premier à agir ?

Tokyo, 25 mars 2012 

Cher secrétaire-général, Honorable Ban Ki-moon, Je souhaite exprimer ma sincère gratitude pour votre lettre bienveillante en date du 2 mars 2012. Votre soutien moral pour le Sommet éthique des Nations-Unies restera une source constante d'encouragement pour mes activités. Permettez-moi s'il vous plaît de rendre hommage à votre grande contribution au renforcement de la sécurité nucléaire. L'actuel Sommet de Séoul est sans doute le grand bénéficiaire de la réunion de haut niveau convoquée en septembre dernier. On m'a demandé de faire une déclaration à l'audience publique du comité du budget de la Chambre du Conseil le 23 mars. J'ai soulevé le problème crucial du réacteur n°4 de Fukushima contenant 1535 barres de combustible. Elle pourrait être fatalement endommagée par les répliques continuelles. Il existe de plus à 50 mètres de là une piscine commune aux 6 réacteurs contenant 6375 barres de combustible !Il n'est pas exagéré de dire que le destin du Japon et du monde dépend du réacteur n°4. C'est confirmé par des experts des plus crédibles comme le Dr Arnie Gundersen ou le Dr Fumiaki Koide. Permettez-moi s'il vous plaît de vous informer d'une initiative prise par un ancien responsable des Nations-Unies qui a essayé de soulever le problème crucial du réacteur n°4 de Fukushima au Sommet sur la sécurité nucléaire. Il poursuit l'établissement d'une équipe d'estimation indépendante. Je pense que ses efforts sont très valables, parce qu'il est indispensable d'attirer l'attention des dirigeants du monde sur cette question vitale. Je coopère avec lui, en écrivant à certaines de mes relations coréennes que ce problème mérite l'attention personnelle du président Lee Myung-bak. J'ai écrit aujourd'hui au premier ministre Noda. Je lui ai demandé de prendre en compte l'initiative de mobiliser la sagesse des humains vers la sortie du problème du réacteur n°4, en prenant pleinement en compte ''l'équipe d'estimation indépendante'' sus-mentionnée. Le monde est devenu si fragile et vulnérable. Le rôle des Nations-Unies est de plus en plus vital. Je vous souhaite la meilleure chance dans votre noble mission. Acceptez, Secrétaire général Ban Ki-moon, l'assurance de ma plus haute considération. Mitsuhei Murata Ancien ambassadeur japonais pour la Suisse et le Sénégal

lundi 9 avril 2012

ガレキを拡散しないで下さい: 全国と海外から圧力をかけましょう! Please don't spread the rubble in Japan: a national and international movement to help the people of Japan!



ガレキを拡散しないで下さい: 全国と海外から圧力をかけましょう! 
Please don't spread the rubble in Japan: a national and international movement to help the people of Japan!


http://dontspreadgareki.wordpress.com/tag/tsunami-debris/


Debris from Fukushima’s exclusion zone to be burnt around the country
We have new news that the Environmental Ministry wants to allow private companies to take debris from the no-entry zone in Fukushima prefecture and process it around the country. Pleaes send a short email (it needs to be in Japanese, but google translate will work if you write simple sentences) by Monday, March 9th to tell them you do not want debris from the no entry zone in Fukushima to spread around the country.
email address: houshasen-tokusohou2@env.go.jp
In your email, you need to include the following information:
•Subject: 放射性物質汚染対処特措法施行規則改正案に対する意見
•Your name, address, telephone or email address
•Your opinion, and the basis for your opinion (cite the sources as necessary)
For more information, please visit: http://ex-skf.blogspot.jp/2012/04/disaster-debris-inside-no-entry-zone-in.html Thank you for your support!